Lassitude et enthousiasme...

Continuation de mon blog créé en juin 2006, stupidement effacé.

Les notes récentes

  • On se contente de peu
  • Passage vers la plateforme de 20 Minutes
  • Monsieur Fillon est en colère ?
  • La fronde ?
  • Je suis cap*
  • Sali
  • Welcome back, boys
  • Maman, encore et toujours - The Shield
  • Mensonge
  • Il est temps

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  • septembre 2006

On se contente de peu

Je viens d'apprendre que pour Nowel, ma cage d'escalier serait entièrement repeinte. Enfin ! Il m'en faut peu, me direz-vous. certes. Mais après les coups de massue successifs, ce genre de nouvelles me requinque. Un jour, la police était venue pour un dégât des eaux à mon étage. Une réflexion d'une gradée l'avait fait très mal. Là, au moins, je pourrai enin recevoir sans honte.

PS : J'ai enfin réussi à installer la configuration de blog dont je voulais réellement. Elle est accessible ici : http://column.free.fr/wordpress/

Rédigé le 28/09/2006 à 16:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Passage vers la plateforme de 20 Minutes

Je continuerai désormais ce blog sur la plateforme de blogs, plus simple, plus partique, sans trop de publicité, des journaux gratuits 20 minutes. Je suis donc accessible ici. A bientôt sur U-Blog qui me désespère un peu par le peu de soin apporté à l'interface.

Rédigé le 27/09/2006 à 13:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Monsieur Fillon est en colère ?

Il semble que j'ai pêché par enthousiasme hier soir en allant courir. Attaques en rafale de panique cette nuit. Je voulais écrire une note sur la colère de François Fillon, mais j'y renonce...

Non, parce que quand même, François Fillon est un homme vraisemblablement très intelligent. Ne l'ayant cotoyé que par personnes interposées, je n'en ai qu'un avis partial. Certes. Mais sa colère d'hier matin m'énerve un peu. Il a écrit un livre, ce dont personne ne le blâmera. J'espère qu'il me sera gré de lui permettre de s'exprimer par ce biais... Seulement voilà, ce livre lui donne l'occasion de se payer le Président de la République. Si l'on ajoute à ce fait (c'est un fait, Monsieur Fillon, quand on écrit en gros que Jacques Chirac a bradé la France et autres amabilités du genre, on assume. Quand bien même ces attaques sur un convoi d'ambulances seraient plongées au milieu d'un livre de deux cents cinquante pages...) que le service de presse a correctement fait le job en envoyant le bouquin à toutes les rédactions qui n'ont pas manquées de titrer sur les passages les plus érotiques d'un livre qu'on aura lu, ma foi, mille fois autre part, on obtient un coktail explosif. Monsieur le Ministre a beau se fendre d'un billet sur son blog, http://www.blog-fillon.com, il m'est difficile de croire à sa sicérité pleine et entière. Je conçois que l'écriture est un exercice délicat, quelque soit ce que l'on écrit. Mais ce que l'on écrit doit être assumé par l'auteur. De plus, qui a sorti l'information ? La Lettre de l'Expansion... Le lecteur conviendra avec moi que comme feuille de chou lue par une minorité riche et puissante, on ne fait pas mieux. Qui se préoccupe de savoir ce que pense Monsieur Fillon de Jacques Chirac ? Qui ? Chacun sait que sa haine à l'encontre du chef de l'Etat depuis son éviction du gouvernement, égale à celle de Michel Barnier et quelques autres, se déverse avec un manque de réserve qui ne ressemble pas à l'image que j'avais de cet ancien maire de Sablé-sur-Sarthe, reconverti sur le tard au sarkozysme le plus idiot. On dit que les imbéciles ne changent pas d'avis. J'en suis un profond, Monsieur. Je vous conserve estime et respect, écorné par ce stupide et énième épisode de la fausse guerre qui oppose médias et politiques. Laissez-moi en finir avec ces quelques mots.
Il me semble, Monsieur Fillon, que vous ne vous grandissez pas. Je me fous de savoir si vos propos sont plus nuancés que ce que l'Agence française de polissage de chaussures du pouvoir veut bien en dire. On n'attaque pas un président de son camp en exercice, surtout quand celui-ci vous a fait. Ce que peut-être justement vous ne supportez plus. Vous apportez certes aujourd'hui une caution sociale à Monsieur Sarkozy, mais personne ne s'y trompe, surtout pas moi. Vous souhaitez dire votre vérité. On aurait aimé la lire en d'autres temps, quand vous étiez vous-même aux responsabilités, par exemple. Vous affirmez que Les Français peuvent supporter la Vérité. Que n'en avez-vous pas fait la ligne de votre ministère à l'Education nationale ?
Je vous accusais hier après-midi, un peu injustement il est vrai, d'avoir inconsciemment organisé une sorte de remue-ménage médiatique autour de votre livre. Si ces attaques n'avaient pas figuré dans le livre et que vous vous étiez conformé à l'ambition initiale de votre livre, délivrer votre diagnostic et proposer des solutions, peut-être les journalistes, ces affreux journalistes, en auraient-ils rendu compte autrement.
Recevez, Monsieur le Ministre, l'assurance de ma haute considération.

Rédigé le 27/09/2006 à 02:49 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La fronde ?

Il y a quelque chose de terrible, de souterrain, de caché. Je ne sais d'où me vient cette énième impression après cette petite heure au coeur de Paris. Du genre, on est trop fatigué pour faire la révolution, généralement en principe bourgeoise, mais on va mettre le souk autrement. Une étrange atmosphère délétère, sale, pouasseuse. Les regards des automobilistes au feu rouge. Ceux des piétons un peu craintifs qui accélèrent le pas, même quand le bonhomme est au vert. Rien qui ne soit palpable. Rien. Mais. Ca ne peut que péter. On me dira que c'est comme de prédire que les feuillent tomberont dans les jours viennent. Certes. Je ne suis pas certain que cela pète de la manière dont on l'attend. On sait qu'il va y avoir du grabuge, mais quoi ? Ces jours-ci, nous sommes dans une sorte d'oeil du cyclone. Si Sarkozy recommence d'insulter un corps qui ne dépend pas de son ministère, si Royal est désignée par les militants socialistes, si des supposés candidats ne réussissent pas de passer un cap, peu importe lequel, si on continue de se chamailler sur l'accessoire (on se fout de cette présidentielle, surtout maintenant !) alors que l'essentiel part à vau-l'eau, il y aura pétage de plombs. Où, quand, comment, je ne sais. Mais ça va arriver. La question est de savoir si je le souhaite. Je ne sais pas. Après les émeutes de l'an dernier, rien n'a changé. Rien. Après le non référendaire, rien n'a changé. On apprend aujourd'hui que la Roumanie et la Bulgarie entreront dans l'Union dans quelques mois. Après l'arrivée de Le Pen au deuxième tour, rien n'a changé. A quoi bon ? Plus rien ne semble provoquer l'éléctrochoc salutaire dont le politique a besoin. Je préfèrerais que Paris soit livrée aux pillages pendant deux semaines, Paris, le centre, le Paris des riches et des puissants. J'aimerais que quelque chose se passe. Parce que ce calme apparent signale un danger dont on ne soupçonne pas l'ampleur. Bien plus grave que quelques vitrines cassées.

Rédigé le 26/09/2006 à 20:53 | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)

Je suis cap*

L'angoisse, tout de suite, en traversant la Seine. Et de la course pendant vingt-cinq minutes, enfin sans montée de toutes sortes de symptôme d'anxiété. J'aurais pu continuer encore un peu. Je me suis arrêté pour ne pas être perclus de courbatures ce soir et demain matin. Mon corps m'a guidé, pour une fois. C'est bon de regarder les femmes, d'un regard franc et souriant. Peut-être que j'exagère mes angoisses, finalement. Il me suffit de reprendre le sport régulièrement. Cela faisait près de trois mois que je n'avais pas remis les chaussures.
Paris est belle, sous le soleil d'automne. Les femmes éclairées par icelui sont magnifiques. Le désir...

*cap : course à pied. Je sais, c'est nase...

Rédigé le 26/09/2006 à 19:37 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Sali

Je n'aime pas évoquer ces années de jeunesse, parce que je l'ai trop fait, avec trop de hargne, en citant des noms, en mettant en danger l'amitié que je pouvais porter à certains. Il n'empêche. Je me sens sali, trahi, défait d'une idée que je me faisais de la vie politique de tous les jours. Cela ne date pas d'hier, bien entendu, mais aujourd'hui, je peux exposer plus sereinement mes griefs. Lorsque l'on s'engage comme militant (attention de bien différencier le militant de l'adhérent. L'Ump, tout en en étant pas dupe, alimente la confusion, donnant à croire qu'elle dispose d'une armée de trois cent mille combattants. Ridicule.) jeune, avec de la volonté et des idées, on se jette à corps perdus dans la mêlée. Evidemment, les plus actifs sont reprérés, aidés, promus. Très vite, on rencontre ceux qui font l'actualité. Ou du moins ceux qui les accompagnent. Lorsque ces mêmes gens, en qui vous avez une confiance aveugle, tripatouillent les listes éléctorales, falsifient des comptes de campagne puis s'érigent en parangon de vertu dans les prétoires, on se vide. Même si la période est révolue. Même si j'ai combattu avec une force peu commune, de ma plume la plus acérée, tellement qu'elle fut repérée par l'Afp à l'occasion du communiqué de lancement de campagne que j'avais tourné en poème torché en vingt minutes, certaines de ces gens, il en est d'autres que j'ai appris à apprécier. Ils savaient. Ils savaient et ils se sont tus. Même si quelques-uns peuvent paraître sincères, je ne les crois désormais plus. Il s'était créée une sorte d'intimité avec quelques-uns. Parce que je me dévalorise, mais je ne suis pas complêtement idiot non plus. Cela, on l'avait remarqué. On me ménageait, donc. J'aurais nettement préféré qu'on m'attrape au coin d'une rue et qu'on me défonce le portrait, cela eût pu être douloureux, mais cela aurait au moins identifié clairement les positions de chacun. J'ai mal. J'ai mal de lire depuis une semaine les comptes-rendus (le pluriel de compte-rendu ? Si on considère compte comme un verbe, il ne prend pas de s. Si c'est le compte, si.) d'audience du procès des faux électeurs à Paris. Les noms qui sont égrénés me sont tous familiers. Je connais chacun d'entre eux, leurs manies, leurs défauts, leurs qualités, parfois leur situation matrimoniale ou patrimoniale. Il en existe peu à qui j'ai réellement donné ma confiance. Mais ils sont là. Je leur en veux. Il en est aussi d'absents. Parmi d'anciens amis. Il manque évidemment Jacques Chirac ou Alain Juppé. Ils étaient certes au-dessus de ces contingences matérielles mais ne pouvaient les ignorer. Je suis écoeuré, blessé, meurtri. On pourrait penser que j'en fais trop. Mais non. C'est à la mesure des huit ans que j'ai donnés à ces gens pour les soutenir, les aider, glisser parfois une ou deux idées. Je me doute bien du sourire en coin de certains qui me reprocheront ma naïveté, mes élans de petit homme de la Mancha. Il faut savoir que c'est de ceux-là dont sont fait les rangs des militants qu'on essore dans tous les partis politiques. La sincèrité et la vérité sont rarement récompensées. Il ne me semblait pas que ce fut à ce point.

Rédigé le 26/09/2006 à 14:56 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (1)

Welcome back, boys

Un an après Katrina et le Superdome submergé par la détresse, New Orleans retrouve ses Saints. Espn diffuse en ce moment-même le premier match de l'équipe de foot us de la ville. L'émotion est palpable partout. J'évoquais hier matin cette tragédie et sa couverture par Anderson Cooper (360°, Cnn.) sur le blog de Birenbaum. Quel bonheur de voir enfin du sport dans cette enceinte dans laquelle U2 jouera à la mi-temps. Pour l'instant, les Saints ont scoré deux fois en premier quart-temps pour mener 14-3 face aux Falcons d'Atlanta.Superdome
Superdome2

Rédigé le 26/09/2006 à 03:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Maman, encore et toujours - The Shield

Ah, ah, ah, petit signe... Je viens de péter doucement un câble au téléphone avec Maman quand elle m'a demandé, entre deux quintes de toux de mon crû, si j'allais travailler. Je lui ai dit qu'elle arrête de me parler boulot. Qu'elle me parle de ma vie, me demande si ça va, je le conçois, mais qu'elle ne me voie que par le prisme de l'activité économique rentable et productrice, je ne le supporte plus. Que le lecteur se rassure, je ne deviens pas un affreux trotsko, mais j'éclate, simplement. Il y a d'autres moyens de s'épanouir. L'écriture en est un. D'évidence, je vais culpabiliser, cette bonne vieille mauvaise conscience judéo-chrétienne. Tiens, avez-vous remarqué que tous les sentiments de bas morceau sont systématiquement accolé de cette horrible dénomination "judéo-chrétienne". En revanche, la charité est chrétiene. Pas juive. Les juifs apprennent à leurs enfants d'assumer leurs actes. De trancher, de s'affirmer. Ce sont les Chrétiens qui portent en eux cette misérable repentance à tout va du pêché commis à chaque action. Même si elle s'avère mauvaise, qu'elle fait du mal à autrui, il faut savoir assumer, foutre merde. Je ne dis pas cela pour vous, j'essaye de m'en convaincre... Ceci étant dit, l'amour d'une mère ne s'accompagne jamais de douce félicité. Pour moi, en tous les cas. L'inquiêtude et l'angoisse qu'elle communique même involontairement commencent doucement de me faire sortir de mes gonds.
Vu The Shield hier soir. Je ne connaissais pas cette série américaine où justement, on n'exalte pas de "valeurs". C'est la vie, brute et sans concession, qui est filmée. Nous, on vit vraiment au pays des Bisounours avec Cordier, Moulin, Lescaut et compagnie. Il semble que chez nous, la vie soit tellement impossible à supporter que les chaînes se sentent l'obligation contractuelle de nous diffuser des bonbons sucrés débiles, mal joués, mal construits, d'une stupidité confondante. Je ne dis pas que dans l'état actuel de votre serviteur, les premières minutes ne m'aient pas un peu bousculés. Je crois que même Casimir devient une horreur, mais à force, en s'obligeant de se déparer, de se dépouiller de toute la phantasmagorie qui envahit mon cerveau, je prend -oh ultime affront à l'ensemble de la chrétienté !- du plaisir à regarder Vic McKey essayer de se démerder. Il faut ajouter que l'on n'est plus en présence d'un acteur, en la personne de Michael Chiklis, mais du détective Vic McKey. Sa performance est époustouflante. J'ai mal pour Véronique Genest, sincèrement... Pourtant, dans Les Quatre fantastiques, je l'avais trouvé nullissime (pas Véronique Genest. La pauvre...) Et dans The Commish, pareil. Pas assez d'épaisseur, au sens propre. Là, son talent de diamant brut éclate. Ca fait vraiment beaucoup de bien de voir un comédien prendre, avec le temps, son pied à ce point. Je devrais peut-être m'en inspirer.

Rédigé le 25/09/2006 à 09:36 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)

Mensonge

Encore, encore, encore... Un énorme emnsonge dimanche dernier à Maman, quelques petits hier soir à quelqu'un d'autre à qui je tiens, et cet après-midi, des envies de suicide, carrément. L'anxiété pousse à la bêtise. Dire que l'on a menti peut tout casser, mais je me sens mieux. Quant à Maman, je crains que le dialogue soit définitivement impossible.
Il n'empêche que je vis de belles choses et que je gâche, je gâche. Cependant que j'entrevois, comme Cézanne à la fin de sa vie, une embellie. Il écrivait à l'un de ses amis : " Je travaille opiniâtrement. J'entrevois la Terre promise. Serai-je comme le grand chef des Hébreux ou bien pourrai-je y pénétrer ? " en référence à Moïse qui mourut juste avant de pénétrer en Terre d'israël. Il me reste heureusement plus de temps que lui. Une étrange sérénité, sans médicaments, m'envahit ce soir.

Rédigé le 24/09/2006 à 19:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Il est temps

Ca y est, mon corps dit stop. Un gros rhume, un peu de fièvre, des écoulements nasals et une grande sensation de fatigue sont les signes symptômatiques d'un somatisme exacrebé d'une situation que je ne peux plus supporter. Le baptême aujourd'hui, c'était juste trop. La perspective de la tension, de me montrer en petite forme, tout cela fait que je n'irai pas. Faire des efforts pour les autres qui en plus coûtent à ma santé... Non, ça suffit. Il est temps de couper le cordon, même si c'est à l'occasion d'une célébration familiale qui aura lieu dans l'Eglise où on a enterré papa, dans le jardin où Maman a reçu après les obsèques. C'est trop. On pourrait me rétorquer que la vie continue, toutes ces conneries. Oui, justement, ma vie continue, elle doit même commencer. Ca passe sûrement par des compromis avec moi-même que je ne peux plus accepter. Vivre à sens unique pour autrui, stop. C'est exactement le même schéma que dans les relations sexuelles. Je ne pense qu'à l'autre, jamais à moi. Il serait temps.

Rédigé le 23/09/2006 à 09:15 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Métrobus - Publicis censurent Télérama

Si ce n'était pas aussi grotesque, je n'en parlerais pas parce que tout cela me gonfle profondément. Mais me gonfle encore plus profondément ce que dénonce avec justesse François Bayrou (et Guy Birenbaum sur son blog), la collusion entre les grands groupes financiers et certains hommes politiques. En l'occurence ici Sarkozy et Publicis, agence de publicité créée par Marcel bleustein-Blanchet qui a empêché le mariage de sa fille avec un cousin de mon père au prétexte qu'ils étaient de religion différente. On comprend un peu mieux, au passage, le combat pour la liberté des femmes d'Elisabeth Badinter quand on connaît cet épisode sûrement très douloureux pour elle. Mais passons, là n'est point le sujet. L'on évoque ici la censure exercée par la régie publicitaire des transports en commun parisiens chapeautée par la Ratp (rentre avec tes pieds...) sur une affiche de Télérama que voici, que voilà :Medium_telerama5852
Alors maintenant, y en a ras-le-bol. Après sa sortie sur l'inefficacité des flics à Toulouse, la démission des juges en Seine-Saint-Denis, les pressions pour éviter la sortie d'un livre sur son cocufiage par Cécilia Sarkozy-Martin-etc-Attias-toussa, ses amitiés avec Arnaud Lagardère, la gueulante pour virer Richard Attias de Publicis Events, on nous prive d'une pub franchement amusante, bien faite, fine, pour un hebdo dont je lis avec grand plaisir la lettre électronique quotidienne (c'est ainsi que ce matin, j'ai écouté Julie Depardieu sur radio Classique nous faire du name-dropping pendant une heure. A vomir...) Bon, je le dis sans ambage, sans barguigner, sans passer par quatre chemins, sans circonvolutions inutiles, sans démagogie, SARKOZY, TU NOUS FAIS CHIER. Casse-toi, putain, casse-toi avant de casser la France.

Rédigé le 22/09/2006 à 22:49 | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)

Hossegor, entre sable et pognon...

Le surf est-il devenu anti-hype à ce point que Le Monde, comme l'année dernière, se fende d'un papier sur l'ouverture des Championnats du Monde de surf à Hossegor ? L'angle du papier devisait de Kelly Slater alors, et un jeune Français cette année. Le surf, un mode de vie, la liberté, tout ça. Là, c'est noté, filmé, webcamé (non, non, pas de drogue...) Ca me déprime. Il y a quinze ans, Hossegor était encore une station à peu près préservée. Aujourd'hui, c'est devenu merdique, la station a perdu tout son charme, malgré la chanson si juste de Cabrel Hors-Saison ou l'article laudateur du Nouvel Obs'.

C'est le silence
Qui se remarque le plus
Les volets roulants tous descendus
De l'herbe ancienne
Dans les bacs à fleurs
Sur les balcons
On doit être hors-saison

La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide et têtue
Pour quelques ombres perdues
Sous des capuchons
On doit être hors-saison

Le vent transperce
Ces trop longues avenues
Quelqu'un cherche une adresse inconnue
Et le courrier déborde
Au seuil des pavillons
On doit être hors-saison

Une ville se fâne
Dans les brouillards salés
La colère océane est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne du quai

On pourrait tout prendre
Les murs, les jardins, les rues
On pourrait mettre
Aux boîtes aux lettres nos prénoms dessus
Ou bien peut-être un jour
Les gens reviendront
On doit être hors-saison

La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide "où es-tu ?"
Tout mon courrier déborde
Au seuil de ton pavillon
On doit être hors-saison...

Une ville se fâne
Dans les brouillards salés
La colère océane est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne du quai

Rédigé le 22/09/2006 à 19:53 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Merci à Bernard Langlois

Ses mots me touchent, surtout venant d'un mec ostracisé de la sorte par toute la profession. Il ne peut pas être complêtement mauvais. Je pense à quelqu'un en particulier, Giesbert, dont j'ai vainement tenté de lire le dernier (j'espère) opus, La tragédie du président. Se foutre de la gueule du monde à ce point me stupéfie. Et Dieu sait si j'ai apprécié ses livres sur Mitterrand...
Langlois, c'est autre chose. Nous sommes en profond désaccord effectivement sur beaucoup de points, ce qui n'empêche nullement une estime qui naît, à mon insu je dois être complêtement honnête. Mais en quelque sorte, je me découvre... Donc, il n'est pas impossible qu'effectivement, malgré les hérissements que provoquent en moi certains de ses éditos chez Politis, je puisse saluer avec sincérité (on peut aussi saluer en traitant de "sale con" sous cape...) l'homme. Qui a en plus de cela, énormément à m'apprendre. C'est très certainement cela que n'apprécia guère en son temps Malmassari, cette impression que je donnai tout jeune de l'omniscience omnipotente. Laurent Wauquiez doit, de ce point de vue, se méfier beaucoup, beaucoup.

Rédigé le 22/09/2006 à 17:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Les psys, c'est fait aussi pour les chiens...

Rapport à la vie de chien, tout ça... Ok, je passe.

Mon but dans la vie n'est bien heureusement pas de trouver un psychiatre de ma convenance, comme on s'habille chez Prada. Mais tout de même. Après tout ça, cela devenait assez urgent, nonobstant l'écriture qui a plus à voir avec l'analyse psychanalytique qu'une psychothérapie de soutien. Eh bien, ça y est. Je crois que je tiens le bon. Croyez-moi ou non, c'est un long parcours de découvrir quelqu'un qui vous comprend, qui vous soutient. Et surtout, ce que j'attend d'un psy, c'est non seulement qu'il soit mon confident, qu'il comprenne les mécanismes et me les explique, mais aussi qu'il sache établir une relation de connivence, qu'on passe au-dessus de la simple réclamation dans un bureau des pleurs. Qu'il saisisse mon intelligence étrange et la saisisse au vol pour en faire le bélier qui fera sauter le gond de toutes les portes. Me fais-je bien comprendre ? Je n'ai pas moi-même la sensation d'être clair... avec le souci de ne pas brûler les étapes. C'est finalement assez normal de ne pas bien me comprendre. Sinon, je serais bien idiot de me farcir ce travail psychique et "littéraire" (désolé, je mets ça entre guillemets, la littérature est un art, je n'en suis pour l'instant qu'un spectateur-artisan angoissé et angoissant pour tout le monde, je le sens bien.) Mon histoire est suffisamment compliquée pour qu'il y trouve un intérêt presque clinique et l'intérêt qu'il me porte me flatte. Nous sommes donc gagnants tous deux. Et puis, sincèrement, il y a beaucoup de choses que je ne peux pas écrire ici, et l'écriture puise trop dans mes réserves pour que j'en retire un effet immédiat. C'est donc un parfait complément. Je suis très content, chose assez rare pour la souligner, malgré un rhume du tonnerre qui me bouffe le peu de sex-appeal que j'avais.

Rédigé le 22/09/2006 à 17:14 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Liguons-nous pour baillonner Elisabeth Lévy

Cette fille est impossible. Impossible. Qui s'associe avec moi pour la guetter vers dix-neuf heures 22 rue Bayard pour l'empêcher de parler dans le poste ?

Rédigé le 21/09/2006 à 19:39 | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)

Anyhow va rigoler

Nous nous sommes jamais rencontrés. Il est des relations épistolaires qui restent platoniques. Et là, elles vont connaître, je vous en préviens, un net refroidissement. J'ai aimé Les Bronzés III. Oui. Cette bande de baltringues sur le retour m'a touché. Est-ce un effet du besoin vital que je ressens de rire ? Je n'en sais rien. Toujours est-il que j'ai plongé. Malgré le tombereau d'insultes qui accompagnèrent la sortie de ce film. C'est du bas de gamme. Et alors ? J'ai ri, là est le principal. Mon grand-père paternel, un grand intellectuel, ne ratait pas un épisode des Feux de l'Amour (ou de leur équivalent à l'époque...) juste après le déjeuner. Jamais je ne pourrai même espérer atteindre sa culture, son intelligence, et pourtant... J'ai la même tendresse pour Greg, et Achille Talon, dont j'admire l'écriture.

Sinon, vu aujourd'hui le notaire à qui l'on a confié la succession de Papa. Un homme qui nous a vus naître. Sa collaboratrice devait être ahurie de voir le degré d'intimité entre lui et nous sur des questions importantes. Auparavant, nous avons déjeuné avec mon oncle afin qu'il nous explique une affaire d'usines que nous voulons vendre. Je ressors essoré de cette journée. Fatigué nerveusement. Mais une fois ces étapes franchies, je reprendrai l'écriture. Là, je suis sec. Samedi, je baptise ma nièce. Après, je replonge dans les méandres de mon âme.

Rédigé le 21/09/2006 à 19:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Mélancolie souriante

Tiens, tiens, tiens... Je me découvre plus ouvert que d'habitude. Moi qui pensais très fermement, avec l'autorité du con, qu'hors du VI° et du VII°, point de salut, ma position s'adoucit. Ce Paris-là meurt. Sans convulsions, c'est une douce agonie. Une agonie quand même.
Le soleil de septembre sur la Seine reste un spectacle merveilleux. Le Louvre, les Tuileries, ces lieux hantés par tant de batailles, la Fronde, la Comédie française à côté de laquelle habitent les nouveaux voisins de Maman à H. Paris est magique, comme les proclament les Folies Bergère (ou le Moulin rouge, hein, viendez pas me faire chier sur l'auteur de ce slogan, à moins que ne soient les supporters du Psg...)
Je pense aux deux Crs et à leur famille. Je pense aux centaines de milliers de jeunes désoeuvrés de banlieues dont tout le monde se fout. On préfère parader à Cachan pendant que des Cachan par centaines perdurent dans ces quartiers laissés pour compte. L'éducation. Le maître mot. Et la volonté. Aucunes n'ont droit de cité.

Rédigé le 21/09/2006 à 09:50 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

J'ai un problême avec le nazisme

Y en a, ça passe. Tenez, les lecteurs du roman de Jonathan Littell. Ils lisent les pensées obscures d'un SS. Je ne peux pas. Je ne peux pas. Physiquement, dans ma chair, il m'est impossible de lire, regarder, entendre quoi que ce soit ayant trait à la machinerie d'extermination nazie. Il y a bien vingt ans que je me pose la question, pourquoi. Claude Lanzmann, Annah Arhendt, bien d'autres, ont su, ont pu. Moi non. Me manquerait-il un supplément d'âme ? Ou l'insupportable m'est-il insupportable ? Cela me consume. Être le fils de quelqu'un né en clandestinité, peut-être ? Un jour, je collais des enveloppes d'appels aux dons dans une communauté juive. J'ai dit cela, je ne comprends pas la barbarie juive (je laisse ce lapsus hyper-révélateur de ce que peut produire en moi de violence en retour. Moi aussi, je deviens tueur.). Et je ne comprends pas qu'on essaye de l'analyser*. Cela me rend violent. Pas cette violence dantecienne, non, une violence simple, brute, l'achat d'une arme à mille coups et je tire au hasard. Je deviens fou. Face à l'industrie de mort, j'ai peur de moi. Infiniment peur de moi. Car je me sais capable. C'est effrayant de se savoir capable, comme tout un chacun, de tuer. Toujours est-il que je ne comprends pas le nazisme.

*On m'a regardé avec des yeux ronds. En me disant qu'on espérait bien que je ne comprenais pas. Mais ils ne comprenaient pas comme je ne comprenais pas. L'Irgoun et Stern sont là pour nous rappeler que tout homme porte en lui un désir de mort. Même juif.

Rédigé le 20/09/2006 à 21:30 | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)

Ma tête me dicte

que j'ai honte de la note précédante. Mas je lui dis merde...

Rerererevu Le Coeur des Hommes hier soir. Moi qui hais le cinéma français, voilà un film que je retrouve avec toujours plus de bonheur. La scène du début résonne évidemment de manière plus crûe en ce moment. Les dialogues sont percutants, bien vus. Quelques scènes ridicules (le financier anglo-saxon) parsèment le film, mais on évite de s'y attacher. Les acteurs s'en donnent à coeur joie pour procurer une bonheur simple au spectateur lamb"a"da que je suis.

Ce matin, deux hommes de la Crs sont dans un état grave après avoir été bastonnés par une bande de jeunes. Un fait divers qui fait cruellement écho au rapport terrifiant du préfet de Seine-Saint-Denis. Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec le coup d'état en Thaïlande du chef d'état-major des armées proche du roi où aucun coup de feu, rixe, blessé n'est à déplorer. La France devrait commencer sérieusement de s'occuper de son cul au lieu d'envoyer des contingents aux quatre coins du monde... La Seine-Saint-Denis tient-elle une moindre place au Quai que l'Aghanistan ou le Liban ?

Rédigé le 20/09/2006 à 09:09 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Les roses et...

Quand une femme se transforme, quand ses seins apparaissent, que ses hanches s'élargissent pour accueillir le petit d'homme, cela se voit. Chez un homme, à part les testicules qui descendent, rien de tout cela. Chez moi, cela fait bien longtemps qu'ils ont manifesté leur présence. Mais sentir le désir brut, radical s'élever contre ma raison jargonnant les plus futiles prétextes pour refuser le plaisir, me donne un sourire satisfait de mâle dominant et fier. Un peu niais aussi, mais c'est consubstantiel. A trente-cinq ans, des pollutions nocturnes, du sperme, en clair, pourquoi masquer ces choses ? ce doit être peu fréquent. Je fusionne, je me consume de désir et c'est nouveau. Il aura fallu cette période de l'été dramatique pour découvrir mon hétérosexualité. La voix d'une femme qui provoque des décharges. L'écriture qui s'assèche, parce que soudain, c'est le corps qui parle et qui hurle TA GUEULE à la tête. C'est bon. Tu m'entends, DIeu de tous mes malheurs ? C'est bon. Juste bon. Pas jouissif ou bandant, non, c'est bien et bon.

Rédigé le 20/09/2006 à 07:42 | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)

Le Réseau éducation sans frontières ne passera pas par moi

Le Réseau éducation sans frontières viole les lois de la République. Le Réseau éducation sans frontières agit dans le cadre d'une démocratie où ces lois sont votées par un Parlement élu par la population française. Le Réseau éducation sans frontières envoie des flots d'électeurs chez Monsieur Le Pen. Le Réseau éducation sans frontières irrite des maires qui ne signeraient pas pour Monsieur Le Pen. Le Réseau éducation sans frontières provoque, scandalise, plonge dans la tristesse des parents Français pauvres dont le Réseau éducation sans frontières se fout éperduement. Le Réseau éducation sans frontières portera une responsabilité majeure dans la crise que nous connaîtrons à coup sûr lors de l'élection de Monsieur Sarkozy.
Il est inadmissible que des directeurs d'écoles (dont un récent sondage indique dans l'Express de cette semaine qu'ils sont "déprimés" pour la moitié d'entre eux.) ne demandent pas la qualité des parents quand leurs enfants sont admis dans le sytème scolaire français. Cette admission devrait être soumise, et c'est un strict minimum, à la nationalité française des parents. L'on me rétorquera que les parents étrangers fortunés seraient bien dans l'embarras. Eh bien, pour répondre à cette stupidité, ajoutons des conditions de ressources à l'admission d'enfants étrangers dans le système scolaire français.
Rappelons que le Réseau éducation sans frontières ne soutient que des personnes hors-la-loi !

Rédigé le 19/09/2006 à 08:32 | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)

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